Consultation ministérielle sur les espèces animales dites abusivement « nuisibles » // Lettre // 19 avril 2018

Monsieur Nicolas Hulot, Ministre de l’écologie,

Objet : Réglementation de animaux dits « nuisibles »

Monsieur le Ministre,

En totale méconnaissance des données scientifiques, la France a longtemps classé « nuisibles » des espèces de faune indispensables aux écosystèmes.

Le décret du 30 septembre 1988 et l’arrêté ministériel du même jour autorisaient ainsi la destruction abusive de douze espèces de mammifères et de six espèces d’oiseaux.

En 2015, la France a enfin retiré le terme de « nuisible » de sa réglementation mais elle a maintenu l’autorisation de destructions abusives de ces espèces qualifiées « à problème ».

Ces animaux ne font qu’offrir aux chasseurs des occasions de prorogations des tirs et des piégeages en dehors des périodes d’ouverture de la chasse.

La France doit respecter la directive Européenne du 30 novembre 2009, relative à la préservation des oiseaux.
Tuer des corvidés, au printemps, en période de reproduction des oiseaux est contraire à l’article 7, aliéna 4, de cette norme supérieure. Les corneilles noires, les corbeaux freux, les pies et les geais sont utiles et participent aux équilibres de la nature. Ils représentent des oiseaux dont tout observateur souligne la grande intelligence.

De même, les chasseurs tuent des renards, des martres alors que ces prédateurs limitent les explosions de populations de rongeurs. Ces espèces méritent une protection.

En conséquence, je vous demandons de refuser les dérogations à l’interdiction de chasser en période de fermeture, seule véritable finalité du classement en « nuisible » des espèces corvidés, renards et martres.

Espérant votre action écologiste, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de ma considération.

Olivier Longeon
Conseiller municipal de St-Etienne
Conseiller de St-Etienne Métropole

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Développement des voies vertes à St-Etienne Métropole // Lettre ouverte au Président de la Métropole // 13 avril 2018

Monsieur Gael Perdriau, Président de St-Etienne Métropole

Saint Etienne, le 13 avril 2018

Monsieur le Président,

Après vingt années d’existence, Ocivélo, association de promotion du vélo de St-Etienne, réalise un actuellement un intéressant travail pour présenter un schéma d’aménagements cyclables pour notre métropole. Vous trouverez les détails de ce projet sur : http://www.voies-vertes-metropolitaines.com/

Lors de précédent mandat de St-Etienne Métropole des aménagements ont été entamés. En tant que co-chef de projet du contrat régional d’agglomération, j’avais participé à des travaux prospectifs. Des voies-vertes avaient été réalisées comme :

– à St-Chamond, dont certaines ont été effacé au tout début du nouveau mandat ;

– et, évidemment, tout le long de la commune du Chambon-Feugerolles, la voie verte de l’Ondaine dont le succès n’est plus a démontré.

Si aujourd’hui le vélo a le vent en poupe, sous l’impulsion des métropoles que sont Strasbourg, Bordeaux ou Grenoble, Saint-Etienne souffre d’un retard criant. La dernière étude de la Fédération des Usagers de bicyclette (FUB) et ses 113 000 réponses nationales a montré que :

– 80% des répondants estiment qu’à vélo, il est important d’être séparé du trafic motorisé ;

– 90 % estiment que les conditions actuelles ne permettent pas aux enfants ou aux personnes âgées de se déplacer à vélo en sécurité ;

– à Saint-Etienne, 92% des répondants estiment qu’il n’existe pas, ou pas assez d’itinéraires cyclables rapides et directs.

Par ce courrier, je tiens à vous préciser que je soutiens le projet de l’association Ocivélo pour que la métropole crée un vaste réseau de voies vertes métropolitaines.

Les voies vertes représentent des espaces protégés des véhicules motorisés et destinés à plusieurs types d’usagers du quotidien : les vélos, les piétons, les trottinettes, rollers, mais aussi aux pratiques de loisir : jogging, balade en famille, cyclotourisme, en milieu urbain. Des études nationales ont montré qu’elles génèrent un emploi par kilomètre (atelier de réparation, commerce sportif, lieu de restauration, …).

La vidéo de présentation du projet Ocivélo est à cette adresse :

https://www.youtube.com/watch?v=qmGTLlwBJLk&t=2s

 

Les avantages d’un tel réseau sont multiples :

– Sécuriser la mobilité pour tous ;

– Multiplier les usages et les pratiques ;

– Valoriser l’histoire de Saint-Etienne ;

– Opportunité et perspective de design ;

– Doper les commerces de proximité et de loisirs ;

– Changer l’image de Saint-Etienne ;

– Renforcer le tourisme ;

– Améliorer le cadre de vie, loisir et mobilité.

– Favoriser l’économie Stéphanoise ;

– Impulser une politique volontariste sur développement durable ;

– Lutter contre la sédentarité ;

– Privilégier les pentes faibles ;

– Repenser le Plan de Déplacements Urbains ;

– Connecter les quartiers ;

– Budgéter un réseau de voies vertes urbain.

Il y a 20 ans environ, Dijon recevait de la Fédération des Usagers de la Bicyclette, le prix du vieux clou rouillé, marquant son très mauvais classement au sein des cilles cyclables, il y a quelques semaines, lors du congrès de la FUB, la même agglomération se classait comme la meilleur ville cyclable de sa strate. Je crois que S-Etienne peut et doit faire de même.

Dans l’attente et en restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Monsieur Le Président, l’expression de ma considération.

Olivier Longeon,

Conseiller Métropolitain de St Etienne Métropole

Copie à :

– Monsieur Jean Claude Shalck, vice-président à la voirie ;

– Monsieur Marc Petit, vice-président aux transports ;

– Monsieur le Président d’Ocivélo.

Réduction des TER entre St-Etienne et Lyon // Lettre ouverte à Laurent Wauquiez // 13 avril 2018

Monsieur Laurent Wauquiez, Président du Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes

Saint Etienne, le 13 avril 2018

Objet :Lettre ouverte sur la réduction du service TER Le Puy-St Etienne – Lyon

Monsieur le Président du Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes,

J’ai appris que dans un soucis d’économie, votre conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a décidé de réduire le service des TER sur la ligne Le Puy en Velay-Firminy-St-Étienne-Lyon. Il s’agit en fait de la suppression des TER desservant toutes les gares intermédiaires entre Givors et Lyon Perrache aux heures de pointe.

En tant qu’usager régulier de cette ligne comme 20 000 autres personnes, sans parler des occasionnels, je suis très choqué de cette petite économie qui aura de très grosses conséquences.

En premier lieu, les TER Le Puy-Firminy-St-Etienne-Lyon Perrache vont donc s’arrêter dans les gares de Givors Canal, Grigny-Le Sablon, Vernaison et Pierre-Bénite. Cet état de fait existe déjà en dehors des heures de pointe et les usagers savent que cela rajoute 8 à 10 minutes de temps de parcours. Ce qui fait passer la liaison St-Etienne-Lyon Perrache au dessus de l’heure de trajet. On peut imaginer qu’un certain nombre de passagers vont donc préférer les TER entre St-Etienne et Lyon Part-Dieu, même si ceux ci sont déjà saturés. Ces derniers TER seront d’autant plus saturés qu’en 2019, les travaux de la gare de Lyon Part Dieu vont entrainer la suppression de bon nombre de TER entre St-Étienne et Lyon Part-Dieu.

En second lieu, la suppression de ce que la SNCF appelle les «  petits Givors » impliquera une sous-capacité entre Givors et Lyon Perrache. Vous savez que, d’ores et déjà, il est fréquent d’avoir des usagers debout, le matin aux heures de pointe dès St-Étienne en direction de Lyon. Si des voyageurs doivent rester sur le quai à Rive de Gier, Givors, Grigny, ou autre, la situation va vite empirer. Aujourd’hui, il est impossible de doubler les trains en direction de Lyon Perrache, par exemple en couplant les Régio 2N en unités multiples, car les quais sont trop courts. C’est le principal inconvénient à mon sens et il n’y a pas d’autre solution que le maintien aux heures de pointe des omnibus Givors-Lyon Perrache.

Ce démantèlement de l’offre de transport ferroviaire ne pourrait que nourrir le trafic routier déjà très abondant et en voie de saturation aux abords de la Métropole lyonnaise.

En tant que conseiller métropolitain de St-Etienne Métropole et ancien président du Comité de ligne, je ne peux que regretter que vous n’ayez pas organisé un comité de ligne pour annoncer cette importante dégradation de la situation.

Actuellement, le matin, un tiers des usagers descendent du train à Oullins pour prendre le Métro et aller sur la rive gauche lyonnaise du Rhône, que vont ils faire ?

Je vous demande donc de revenir le plus rapidement sur cette décision.

D’autre part, il est évident que le prochain Contrat de Plan État-Région devra envisager l’achat de nouveaux matériels roulants et l’allongement des quais pour répondre à l’augmentation permanente de plus de 10 % par an de la fréquentation de cette ligne.

En restant à votre entière disposition et dans l’attente de vos décisions, je vous prie de croire, Monsieur le président, en l’expression de ma considération.

Olivier Longeon
Conseiller municipal de Saint-Étienne
Conseiller d’agglomération de St-Étienne Métropole

 

 

 

 

Copie à :

– Maires de communes desservies ;

– Monsieur le Président de St Etienne Métropole ;

– Monsieur le Président du Grand Lyon ;

– Messieurs les Présidents d’associations d’usagers ;

– Président-e de Groupes au conseil régional Auvergne Rhône-Alpes.

 

Lettre au Préfet de la Loire au sujet des déchets verts // 20 mars 2018

Monsieur Evence Richard, Préfet de la Loire

Saint Etienne, le 20 mars 2018

Monsieur le Préfet,

Je tiens à vous alerter sur une situation qui me parait préjudiciable pour le respect de l’environnement.

Depuis janvier 2016, et en application de la loi du 12 juillet 2010 (Article L541-21-1 du Code de l’Environnement), l’ensemble des établissements produisant plus de 10 tonnes de biodéchets par an (restauration scolaire, EHPAD, établissements de santé, restaurants d’entreprises et administratifs, …) doivent les trier et les orienter vers une filière de méthanisation ou de compostage.

Force est de constater que, deux ans après la publication de cette réglementation, trop nombreux sont les producteurs de biodéchets qui ne respectent pas cette réglementation sur notre département. Ces biodéchets continuent à être collectés par le service déchets de Saint Étienne Métropole, puis à être enfouis dans le site de Borde Matin et donc de mobiliser des capacités de stockage de façon inappropriée.

Il est concevable que des gros producteurs de bio-déchets aient besoin d’un délai pour mettre en place de nouvelles organisations internes (tri des biodéchets) et pour trouver des filières collectant ces biodéchets à finalité de méthanisation ou compostage. Ce non respect de la réglementation deux ans après sa publication devient, chaque jour, de moins en moins admissible, d’autant que sur le territoire, des filières de récupération des biodéchets ont été créées. De nombreux établissements ont fait preuve de volontarisme, en s’engageant dans cette démarche dans un but citoyen, éducatif, et/ou économique (lutte contre les gaspillages alimentaires).

J’en appelle donc à votre action et celle de vos services pour faire avancer les solutions écologiques et mettre fin à cette situation irrégulière.

Dans l’attente et en restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Monsieur Le Préfet, l’expression de ma considération.

Olivier Longeon, Conseiller Métropolitain de St Etienne Métropole

ANNEXES

Loi du 11 juillet 2011

Article L541-21-1

A compter du 1er janvier 2012, les personnes qui produisent ou détiennent des quantités importantes de déchets composés majoritairement de biodéchets sont tenues de mettre en place un tri à la source et une valorisation biologique ou, lorsqu’elle n’est pas effectuée par un tiers, une collecte sélective de ces déchets pour en permettre la valorisation de la matière de manière à limiter les émissions de gaz à effet de serre et à favoriser le retour au sol. A compter du 1er janvier 2025, cette obligation est étendue à tous les professionnels produisant ou détenant des déchets composés majoritairement de biodéchets.

L’Etat prend les mesures nécessaires afin de développer les débouchés de la valorisation organique des déchets et de promouvoir la sécurité sanitaire et environnementale des composts.

Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’Etat.

Arrêté du 12 juillet 2011 fixant les seuils définis à l’article R. 543-225 du code de l’environnement 

[…]
Le seuil visé à l’article R. 543-225 applicable aux biodéchets autres que les déchets d’huiles alimentaires est fixé comme suit :
― du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2012 inclus : 120 tonnes par an ;
― du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2013 inclus : 80 tonnes par an ;
― du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2014 inclus : 40 tonnes par an ;
― du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2015 inclus : 20 tonnes par an ;
― à partir du 1er janvier 2016 : 10 tonnes par an.

Rien pour le report modal des transports !!!

Certes le gouvernement met de coté la fermeture des petites lignes ferroviaires pour « calmer » les élus locaux… Mais, au final, quel est le plan du gouvernement pour reporter le trafic fret et voyageurs vers des modes de déplacement moins polluants ? Rien ! Et pourtant c’était le seul vrai sujet des rapports Duron et Spinetta.

A St-Etienne, si nous avions écouté les grands penseurs de la SNCF des années 70, la ligne St-Etienne-Firminy-Le Puy serait fermée. Aujourd’hui elle est moderne, cadencée, électrifiée, intégrée au réseau urbain STAS … On y voyage de plus en plus souvent debout car elle suscite de plus en plus d’affluence. Bref, en refusant de fermer et en investissant, nous avons apporté une alternative à la voiture dans l’Ondaine.

Si on respecte le nouveau rapport Spinetta, on ferme la ligne entre St-Etienne et Andrézieux, et, au delà Boen et Montbrison, pourtant tous les matins et tous les soirs, ce sont des kilomètres de bouchons automobiles … Une modernisation avec un cadencement de TER entre St-Etienne et Andrézieux aux heures de pointe permettrait d’offrir une alternative au tout-voiture, contraint ou choisi …
Dans le meilleur des cas, le gouvernement donnera cette gestion de TER à la Région qui n’aura pas les moyens d’améliorer l’infrastructure.

Depuis quelques jours, les usagers quotidiens du TER renouvellent leur abonnement. Hier devant moi, une dame reprenait un abonnement Lyon-Montbrison. Si on appliquait le rapport Spinetta, elle n’aurait bientôt plus la possibilité de faire ce trajet en train. Et qu’est ce qu’il lui répond notre président ? Que propose t’il à tout ceux qui sont contraints de prendre leur coûteuse et polluante voiture pour aller travailler à St-Etienne ?  » Restez dans votre bouchon, on s’occupe des cheminots !  »

Je suis prêt à tout discuter à la SNCF, vraiment de tout, et même de son président Pepy qui reste président sans aucune responsabilité accident après accident … Depuis quelques jours, c’est la curée contre les cheminots. Loin de moi de défendre un statut pour défendre un statut, d’autant que je partagerais, sans doute, certaines critiques. Ce que je vois, c’est que le gouvernement monte la population contre les agents SNCF, cela n’est pas une bonne façon de gouverner.

Dernier exemple stéphanois, le rapport Duron enterre l’A45, fort bien, c’était prévu, … Mais que propose t’il vraiment à la place ? Le contournement ferroviaire de Lyon tel qu’il pourrait se faire en 2040 shuntera complètement St-Etienne, le Conseil Local de Développement a déjà donné son avis sur ce sujet … Il faut une réaction rapide des élus locaux n’ont pas pour soupirer de soulagement d’avoir sauver de la fermeture leur ligne ferroviaire mais pour accélérer leur modernisation. les collectivités voulaient mettre presque 500 millions d’Euros sur l’A45, mettons les sur l’amélioration ferroviaire !

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