Stop Bugey // Lettre ouverte à Nicolas Hulot // 16 février 2018

Avec plus de 200 personnalités , j’ai signé la lettre ouverte à Monsieur le ministre de la Transition écologique et solidaire et au Conseil d’Administration d’Électricité De France

Janvier 2018,

Monsieur le Ministre d’État, Mesdames et Messieurs les Administrateurs,

Habitant à proximité du site nucléaire du Bugey, nous sommes menacé-e-s par un accident nucléaire majeur qui occasionnerait de graves retombées radioactives, avec des conséquences sanitaires et létales, et des répercussions économiques et sociales désastreuses. L’état dégradé des installations vieillissantes, les risques propres à l’environnement du site, les risques d’erreurs humaines ou les risques grandissants d’attaque terroriste renforcent la probabilité d’un tel accident.

La mise à l’arrêt dans les plus brefs délais des réacteurs du Bugey est donc indispensable pour des raisons de sûreté. Cela peut se faire sans entraîneraucune pénurie d’électricité ni aucune crise économique ou sociale.

Nous ne voulons pas être évacué-e-s ou obligé-e-s de vivre dans un environnement contaminé par la radioactivité qui nous condamnerait à mourir d’un cancer, d’une leucémie ou autre maladie provoquée par les rayonnements.

Un accident de type Fukushima ou Tchernobyl est tout à fait possible (selon Pierre-Franck Chevet, président de l’ASN, « un accident nucléaire majeur ne peut être exclu nulle part »).

Un tel accident sur le site nucléaire du Bugey serait un véritable désastre pour la région, et même au-delà, compte tenu :

– du grand nombre d’habitants (plus de 1,3 millions à moins de 30 km et plus de 4,4 millions à moins de 80 km) et de l’évidente impossibilité d’évacuer les villes situées aux alentours : Lyon à 35 km, Chambéry à 50 km, Genève à 70 km, Saint-Étienne et Grenoble à 80 km, …

– de la présence en aval du site des principales ressources en eau potable de l’agglomération lyonnaise et des risques de contamination du Rhône avec rejet dans une mer fermée ;

– des nombreuses liaisons routières, autoroutières et ferroviaires qui sont les principaux axes français et européens d’échanges nord – sud ;

– de l’importante activité économique à proximité immédiate du site (plaine de l’Ain, métropole lyonnaise,…) ;

– de la présence, à 17 km du site, de l’aéroport international de Lyon Saint-Exupéry.

Les 4 réacteurs du Bugey sont les plus vieux encore en fonctionnement en France, après ceux de Fessenheim :

– des composants vitaux, qui pour la plupart ne peuvent être remplacés, présentent des signes de faiblesse (cuve du réacteur, enceinte de confinement, générateurs de vapeur, béton,…) ;

– le réacteur N° 5 a une enceinte de confinement fuyarde ;

– les réacteurs N° 2, 3 et 4 cumulent des pièces non conformes aux critères initiaux de sûreté nucléaire, suite aux falsifications d’AREVA Creusot Forge et du japonais JCFC ;

– il existe des failles sismiques actives à proximité ;

– il y a des risques d’inondation, et même de tsunami terrestre, suite à la rupture toujours possible des barrages de Vouglans ou de Génissiat en amont du site ;

– il y a aussi un risque non négligeable d’accident d’avions gros porteurs qui quotidiennement survolent le site nucléaire en phases d’atterrissage et de décollage ;

– le risque terroriste ne peut être écarté sachant que certaines parties, comme les piscines d’entreposage des combustibles irradiés, sont particulièrement vulnérables ;

– il y a enfin le risque d’incidents en série, dégénérant en accident grave, accru par le vieillissement des composants, par les nombreuses pièces non conformes présentes dans ces réacteurs et par des interventions simultanées difficiles à coordonner (nombreux sous-traitants, erreurs humaines,…).

Pour éviter qu’une nouvelle catastrophe nucléaire ne se produise, pour éviter d’être contaminé-e-s, évacué-e-s, ruiné-e-s, la seule manière sûre est de mettre à l’arrêt définitif ces réacteurs nucléaires. C’est non seulement possible mais vital pour la région.

Cela n’entraînera pas une pénurie d’électricité :

– d’une part, les réacteurs nucléaires de la centrale du Bugey ont souvent été à l’arrêt au cours des mois passés (deux sur quatre en moyenne au cours de l’année 2016) et malgré une période très froide début 2017, avec de nombreux autres réacteurs nucléaires arrêtés, il n’y a pas eu de coupure d’électricité,

– d’autre part, les autres moyens de production (dont les énergies renouvelables qui produisent déjà régulièrement plus de 50% de la consommation d’électricité de la Région Auvergne Rhône Alpes) pourront être mobilisés plus efficacement et massivement lorsque les réacteurs nucléaires du Bugey seront définitivement arrêtés.

Cela n’entraînera pas non plus une crise économique :

– de nombreux travailleurs, dont en grande partie ceux de la centrale du Bugey, devront s’occuper des opérations de mise à l’arrêt définitif, de la sécurisation du site puis du démantèlement qui durera des dizaines d’années (comme cela se produit sur le site voisin de Creys-Malville où plus de 350 personnes travaillent à la surveillance du site et au démantèlement du réacteur Superphénix),

– le dynamisme régional, renforcé par le déploiement d’énergies renouvelables en lieu et place de la menace nucléaire, générera de nouveaux emplois.

Monsieur le Ministre d’État, Mesdames et Messieurs les Administrateurs, vous savez qu’un accident nucléaire arrivera probablement prochainement en France si rien n’est fait pour arrêter les réacteurs. Pour ceux de la centrale nucléaire du Bugey, proche de notre domicile, nous vous demandons de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour permettre leur mise à l’arrêt définitif avant leur quatrième visite décennale (1).

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre d’État, Mesdames et Messieurs les Administrateurs, l’expression de notre haute considération.

Texte préparé par les groupes du Collectif Stop-Bugey :

Association Chalonnaise pour une Transition Écologique, Arrêt du nucléaire Savoie,

Rhône-Alpes sans nucléaire, Sortir du nucléaire Bugey, Sortir du nucléaire Isère.

Lettre ouverte envoyée en recommandé avec accusé de réception

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Lactalis // Lettre ouverte aux distributeurs avec l’association FoodWatch // 15 février 2018

En tant que citoyen, en tant que consommateur, je suis aussi inquiet que révolté de découvrir que malgré les rappels officiels entre le 2 et le 21 décembre 2017 de centaines de lots de produits fabriqués par Lactalis dans l’usine de Craon, destinés aux enfants en bas âge, nombre de ces produits présentant des risques de contamination de salmonelle, ont continué à être vendus par plusieurs de vos enseignes, en toute opacité.

C’est absolument inacceptable. Toute la lumière devra être faite sur la responsabilité de Lactalis, des groupes de grande distribution, ainsi que sur celle de l’Etat dans ce dossier.

Mais avant tout, je n’accepte pas le manque de transparence et l’impunité, et je vous exhorte de toute urgence à : 

  1. Rendre des comptes et communiquer publiquement sur l’ensemble des mesures que vous avez prises suite aux rappels successifs du 2 au 21 décembre, en France et à l’étranger, avec éléments de preuve à l’appui ;
  2. Communiquer la liste exhaustive des points de vente où des lots rappelés auraient été vendus depuis décembre 2017 ;
  3. Avertir les consommateurs du rappel des lots concernés par tous vos canaux de communication ;
  4. Assurer la destruction de tous les lots concernés retirés et rappelés, et communiquer publiquement sur les détails de ces destructions, avec éléments de preuve à l’appui.

Dans cette attente, je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées.

Olivier Longeon, Conseiller Municipal et Métropolitain de St-Etienne

Cette pétition sera envoyée à : 

  • Michel-Edouard Leclerc, Président Directeur Général de E.Leclerc
  • Alexandre Bompard, Président Directeur Général de Carrefour
  • Régis Degelcke, Président de Auchan
  • Patrick Bonislawski, Président Directeur Général de Cora
  • Thierry Cotillard, Président d’Intermarché
  • Jean-Charles Naouri, Président Directeur Général de Casino
  • Régis Schultz, Président de Monoprix
  • Serge Papin, Président Directeur Général de Système U
  • Jacques Creyssel, Délégué général de la Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD)

Débat d’orientation budgétaire 2018 de la Ville de St Etienne // Intervention d’Olivier Longeon au conseil municipal de St-Etienne // 15 janvier 2018

Grande est notre inquiétude ou plutôt notre inquiétude est grande !

Nous sommes aujourd’hui en train de faire un débat d’orientation budgétaire qui doit s’appuyer sur un rapport d’orientation budgétaire qui nous donne les éléments nous permettant de discuter de l’état financier de la ville.

Nous avons une liste de choses que vous avez faites… que vous êtes en train de faire… ou que vous allez peut-être faire mais nous n’avons pas tous les chiffres, toutes les données pour entrer dans ce qu’on appelle un Débat d’Orientation Budgétaire.

Comme vous l’avez légèrement expliqué, une nouvelle donne est maintenant développée par le gouvernement : l’Etat bloque les dépenses de fonctionnement des principales collectivités, les plus grosses de France à une progression de 1,2 %. C’est une vraie nouveauté dans la gestion politique des collectivités.
Certains l’ont dit, cela revient à mettre une tutelle sur certaines d’entre elles.

Nous sommes au mois de janvier, vous allez entrer en discussion avec les services de l’Etat, vous avez dû commencer à imaginer ce que représentent ces 1,2 % aussi bien pour le budget de la Ville de Saint-Etienne que pour le budget de Saint-Etienne Métropole.
J’ose espérer que vous l’avez fait parce que si ce n’est pas le cas, il faut s’inquiéter ! Je pense donc que vous l’avez fait et que vous n’en parlez pas réellement !
Et pourtant, cela va changer toute la donne pour la suite.
Donc, en quoi pouvons nous faire un débat d’orientation budgétaire pour voter un budget dans moins de deux mois, si nous n’avons pas les éléments et la façon dont vous êtes en train de discuter avec l’Etat, ce qui est le plus fondamental ?

Nous pourrions avoir des précisions sur ce que nous appelons tous le « Glissement Vieillesse Technicité », le « GVT » : l’évolution globale de la masse salariale de la Ville, qui évolue parce qu’il y a des grilles. Il s’agit de fonctionnements assez classiques qui sont généralement au-dessus de 2 % et qui posent donc problème puisque nous devons rester dans le taux de 1,2 %.
Dans ce document, nous avons de vagues allusions mais absolument pas tous les éléments !

Je le redis, compte-tenu de l’état de la dette de Saint-Etienne et de Saint-Etienne Métropole, on peut avoir des inquiétudes.
La négociation sera sans doute assez difficile, c’est le moins qu’on puisse dire ! On aurait pu imaginer des bonus (on oublie de dire qu’il y a également des bonus). Par exemple, il y a des bonus à la population de la ville, il s’avère que nous stagnons à 170 000 habitants depuis un certain temps. Sans doute parce que depuis 30 ou 40 ans les différentes collectivités locales, les différents niveaux d’élus dont nous n’avons pas fait partie, nous écologistes, ont consisté à déménager Saint-Etienne dans le sud de la Plaine du Forez. Maintenant nous en payons les conséquences avec une ville qui stagne à 170 000 habitants et nous ne pouvons pas bénéficier du bonus possible sur ces 1,2 % si la population avait augmenté.

On se demande – et cela peut peut peut-être nous arranger dans nos projets écologiques – comment vous allez pouvoir discuter de cette augmentation d’endettement de la Ville, et surtout de Saint-Etienne Métropole, qui va être nécessaire pour réaliser votre A45. Parce qu’avec 1,2 % de possibilité de progression des dépenses de fonctionnement, cela va être très difficile ! Néanmoins, si cela ajourne un projet qui, pour nous est un projet d’un autre âge et climaticide, nous ne serons pas contre.

Pour nous, il était nécessaire qu’aujourd’hui vous nous disiez très clairement ce qui va se passer dans cette contractualisation, comment vous l’envisagez ? Par exemple, que cela va-t-il changer sur la politique de la Ville : moins d’investissements à Montreynaud ? A la Cotonne ? En centre-ville ? Quelle différence dans la vie des quartiers ? Vous faites comme si rien n’allait changer !

Ah si ! Il y a une chose sur laquelle vous faite une grande économie : ce sont les rythmes scolaires…
Le classement international « PISA » démontre que la France n’est pas très bien placée en terme d’éducation nationale. Il précise que les enfants ont besoin de jours d’école plus nombreux, et qu’est ce que vous faites ? Vous commencez par en supprimer ! Je comprends bien l’économie qu’il y a derrière, mais c’est l’économie de l’éducation que l’on fait et après on dira « mais ils ne parlent pas français ! », mais il faut aussi leur donner, parfois, les moyens d’apprendre.

D’autre part, à la lecture de ce rapport d’orientation budgétaire nous trouvons que vous avez une drôle de façon de présenter les choses : vous dites qu’il y a eu une baisse des dotations de l’Etat. En effet mais ce sont les mêmes pour toutes les collectivités qui on continué à investir quand même et puis il ne faut pas oublier qu’il y a eu une baisse des dotations parce qu’il y a eu transfert de compétences à Saint-Etienne Métropole.
Et ce transfert de compétences, vous vous en êtes copieusement servi. Prenons l’exemple de la voirie, vous avez refait nombre de voiries, nombre de rues parce que vous aviez transmis cette dépense à Saint-Etienne Métropole si je ne me trompe ! Alors quand on parle de baisse des dotations de l’Etat, il ne faut pas non plus oublier qu’il y a eu des transferts de compétences à Saint-Etienne Métropole, que Saint-Etienne Métropole a changé de taille, que vous avez eu un gain de dotations de l’Etat la concernant.
Il s’agit d’un gain qu’il faut voir dans une balance globale puisque Saint-Etienne Métropole investit aussi dans Saint-Etienne.

La Ville pourrait se tourner vers des dépenses écologiques intelligentes.
Vous l’avez fait un peu avec l’éclairage. Lorsque l’Etat a proposé de baisser les investissements des collectivités, il a parlé néanmoins d’en consacrer à un « plan d’investissements » dits « productifs » qui rapportent ou qui coûtent moins que ce qui était en place auparavant.
Des investissements productifs ce sont : l’isolation de bâtiments, tous les travaux qui permettent de réduire la consommation énergétique et cela permet souvent, en plus, de créer des emplois, cela permet même un embellissement de la ville.

Quelques petites choses amusantes, des détails sur ce rapport d’orientation budgétaire …
• Vous annoncez des travaux à l’école Jules Ferry ! Si la municipalité précédente était restée en place, l’école Jules Ferry serait déjà faite ! Vous nous vendez quelque chose qui est déjà prévu,
• Pour 2018 vous espérez améliorer les taux d’épargne nette et brute qui sont des indicateurs d’un budget plus sain. Mais vous ne faites que revenir à la situation que vos prédécesseurs vous ont laissée. Ils étaient dans un cercle vertueux depuis six ans alors que vous avez perdu trois ans !

Pour moi, Saint-Etienne marque une vraie pause dans ses investissements, dans son développement, on le voit tous les jours, notamment avec l’échec des conseils de quartiers.
Vous ne réunissez plus les conseils de quartiers. Vous faites semblant de les réunir. Vous réunissez des micros-conseils avec quelques amis… Vous ne faites plus de conseils de quartiers ouverts, vous ne les faites plus à des heures accessibles. Vous ne les faites plus avec des vrais moyens en offrant la possibilité à tous les stéphanois d’y participer et de proposer.
Pourquoi faites vous ainsi ? Parce que s’ils proposaient, il faudrait réaliser à la suite et que je crois, à lire ce que je lis, que vous n’en avez plus les moyens !!

Olivier Longeon, conseiller municipal écologiste du groupe Saint-Etienne En Mieux

Roche la Molière ne doit pas être la décharge de Rhône-Alpes // Tribune de Sainté Mag // Janvier 2018

Voilà une quarantaine d’années que la décharge de Roche la Molière reçoit nos déchets. Certes, la situation a évolué. De nets progrès ont été réalisés notamment dans la gestion des effluents et des rejets atmosphériques. Néanmoins, la situation est loin d’être parfaite et beaucoup de riverains se plaignent encore des odeurs.
Compte tenu de la situation, il serait logique de recevoir à cet endroit que les déchets que l’on ne peut traiter ailleurs.

On peut s’interroger sur la volonté de la Région dans ce dossier. Celle-ci rédige actuellement son SRADDET. Ce schéma régional d’aménagement planifie, entre autre, la gestion des déchets. Force est de constater que le choix du président de la Région est de transformer notre installation locale en lieu de stockage des déchets ultimes ménagers, ceux qui n’ont pas été traités ailleurs ou n’ont pas trouvé de filière. La priorité devrait être de ne pas recevoir plus de 300 000 tonnes de déchets par an, et c’est déjà beaucoup. Pourtant, la solution d’accepter jusqu’à 500 000 t a été choisie. Elle est largement trop importante et ouvre la porte à des arrivées de déchets des départements limitrophes.

Pour les écologistes, un bon plan de traitement des déchets ménagers doit s’appuyer sur des principes simples :
– Réduire les déchets à la source en essayant d’en produire le moins possible ;
– Réemployer chaque fois qu’on le peut, et réparer tout ce qui peut l’être ;
– Recycler : St Etienne Métropole a encore du retard dans son tri sélectif.

Notre Métropole doit étendre le tri de ces déchets et développer le plus rapidement possible la méthanisation des déchets compostables. Cette politique de réduction des déchets ménagers doit être accompagné d’une sérieuse campagne de communication pour que chacun comprenne l’importance de son geste de tri.

Olivier Longeon – Stéphanie Moreau
Groupe des élus écologistes St-Etienne en Mieux

« Quartiers perdus ? » // Intervention d’Olivier Longeon au Conseil Municipal de St Etienne // 27 novembre 2017

Qu’il y ait parfois des soucis dans notre ville, c’est un constat que nous ne pouvons pas nous cacher. Oui, il y a parfois des soucis dans notre ville. Cependant, un excellent travail a été fait par la presse et la radio locales avec le hashtag « mon sainté » qui a cherché à faire le tour de tous les quartiers, pour comprendre comment les habitants le vivent, ce qu’en pensent les Stéphanois et Stéphanoises. Globalement, ce travail arrive à une vision, me semble-t-il, aux antipodes de ce qu’on est en train de développer ici.

Lorsque le Président d’une Région dit de sa deuxième ville et de sa deuxième agglomération que c’est un quartier perdu, il ne fait aucun cadeau à Saint-Etienne.

Or, depuis la fermeture des mines, nous avons cherché à passer de la ville noire à la ville verte, ou du moins une ville plus jolie et nous y parvenons progressivement, même s’il reste encore beaucoup de choses à faire, notamment avec le plan façade. La déconstruction d’un certain nombre de grands groupes industriels nous a coûté très cher, mais nous avons un tissu de TPE, de PME qui se battent pour sauvegarder de l’emploi et en créer.

Face à cela, lorsque Laurent WAUQUIEZ parle de Saint-Etienne comme une ville perdue, il balaye tout. Et quelque part, vous avez vous aussi des questions à vous poser.

En parlant d’un « dîner de cons », je comprends que vous ne soyez pas allé manger avec Laurent WAUQUIEZ. Vous êtes allé à l’Elysée et vous avez compris que le Président ne financerait pas l’A45 et peut-être d’autres choses. Donc, vous êtes un peu déçu et vous l’exprimez par certains termes.

Le seul problème, c’est que tous les Stéphanois se demandent si l’Etat va continuer à financer Saint-Etienne, si nous allons nous en sortir, si nous allons poursuivre la marge de progression sur laquelle nous sommes engagés, ou si tout va s’arrêter. Donc, vous plongez la ville dans une certaine inquiétude.

Il est temps de se ressaisir et de lancer des campagnes de communication sur Saint-Etienne, pour montrer comme l’ont fait les médias que c’est une ville agréable à vivre et absolument pas un quartier perdu.

Olivier Longeon, Conseiller municipal écologiste de St Etienne en Mieux

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