Et si Auvergne Rhône-Alpes se tournait vers le zéro déchet ? // Tribune // 17 novembre 2017

A l’occasion de la semaine des déchets, élus et associatifs de la région Auvergne Rhône Alpes interpellent Laurent Wauquiez.

Laurent Wauquiez a pour ambition de faire de la région Auvergne Rhône-Alpes la meilleure en tout, (1ère région pour l’agriculture, 1ère région du numérique, 1ère région pour la sécurité …) On ne compte plus les domaines dans lesquels notre région est prétendument la meilleure. Aujourd’hui, nous disons chiche pour être la première région en matière de transition écologique. Les opportunités d’agir sur la prévention et la gestion des déchets ne manquent pas.

La loi NOTRe a confié aux conseils régionaux la responsabilité d’établir des plans régionaux de prévention et de gestion des déchets. Mais dans un contexte d’industrialisation et de réduction des ressources financières des collectivités locales, les acteurs des territoires redoutent des politiques dictées uniquement par la culture du chiffre sans prise en compte d’enjeux environnementaux et sociaux à fort impact territorial.

Une gestion citoyenne de nos déchets sur les territoires

Voir les déchets des grandes stations de ski traités à près de 200 km de leur lieu de production, ce n’est plus possible ! Si la Région Auvergne Rhône-Alpes définit aujourd’hui les grandes orientations en matière de gestion des déchets et de développement économique, il lui revient d’accompagner les projets sur les territoires, de favoriser des pratiques de réemploi, de compostage et de recyclage plus qualitatives. La Région a un rôle à jouer pour motiver des pratiques de coopération entre acteurs de l’emploi, de l’économie sociale et solidaire et des collectivités territoriales. C’est maintenant que ces impulsions doivent être données et que les acteurs ont besoin d’être soutenus dans leurs investissements avant que la réglementation et les réalités économiques ne plombent les entrepreneurs des territoires.

Favoriser l’économie de proximité, structurer des boucles locales, afin de garantir des emplois  non délocalisables

La saturation de certains centres de gestion des déchets et la nécessaire adéquation aux objectifs de la loi pour la transition énergétique vont conduire à la création de nouveaux centres de gestion des déchets. Massification et industrialisation sont au cœur de ses grands projets.

Pourtant, ces projets soulèvent de fortes inquiétudes de la part des entreprises d’insertion et plus généralement de l’économie sociale et solidaire.  Celles-là même qui ont largement participé à la création de filières de réemploi et de recyclage sur leur territoire et qui voient leur centre de tri fermer, faute de performance économique digne des géants de l’industrie du déchet. Elles licencient, remettent sur une voie de garage les bénéficiaires de dispositifs d’insertion, qui sortent ainsi des radars. Elles qui ont participé à la structuration de ces filières voient leurs marchés captés par d’autres aujourd’hui. Selon l’ADEME, 79 000 emplois en France sont liés à l’industrie du recyclage. Le réemploi et la réutilisation c’est 18 000 emplois et cela peut être multiplié par 10 si la puissance publique investit dans ce secteur. Faisons de ces perspectives une réalité dans notre région et engageons-nous auprès d’acteurs locaux et de taille humaine.

Enclencher toutes les initiatives qui visent à l’économie circulaire et au zéro déchet

Mais le moteur de la transition écologique reste la réduction des prélèvements de ressources naturelles et la mise en place de politique de prévention des déchets. Or la Région reste muette sur ce plan. L’éco conception reste encore une pratique insuffisamment utilisée dans les entreprises. La collectivité peut agir auprès des entreprises par l’intermédiaire d’octroi de subventions, d’orientation des achats publics favorable aux nouveaux secteurs et aux “petits” acteurs ou encore d’accompagnement des projets (pépinières d’entreprises, incubateurs…). Il en est de même sur toutes les initiatives qui visent à la réduction des emballages (épicerie vrac), au réemploi et à la réparation ou à l’installation de composts citoyens. Des collectivités partout dans le Monde s’engagent sur des politiques zéro Déchet. A nous d’être à la hauteur.

Monsieur Wauquiez, vous qui vous voulez des régions premières en tout, investissez dans les déchets !

Fabienne Grebert, conseillère régionale Auvergne Rhône Alpes

Odile Vignal, Vice-Présidente Clermont Communauté

Emeline Baume de Brosses, conseillère déléguée à la prévention des déchets du Grand Lyon

Olivier Longeon, conseiller de Saint Etienne Métropole

Tifen Ducharne, créatrice d’une recyclerie

Sophie Brovelli-Dumas, membre du collectif Zéro Déchet Annecy

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Glyphosate // Lettre pétition signée // 16 octobre 2017

Monsieur le Président de la Commission Européenne,

Il est inadmissible que la Commission européenne s’entête à proposer une ré-autorisation pour 10 ans alors que toutes les preuves de la dangerosité du glyphosate sont réunies et que les scandales sur l’influence de Monsanto et la férocité avec laquelle la firme a mis en place une réelle désinformation ont été révélées au grand jour.

Nous, signataires, appelons les Etats-membres en général, et la France en particulier, à s’opposer à cette proposition inacceptable de réhomologation pour 10 ans.

Dans  l’attente de votre décision, je vous prie de croire en ma considération.

Olivier Longeon

Conseiller de St-Etienne Métropole

Liaisons St-Etienne-Lyon // ma lettre ouverte à Elisabeth Borne // 12 octobre 2017

Saint Etienne, le 12 octobre 2017

Lettre ouverte à Madame Elisabeth Borne,
Ministre chargée des Transports, auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire

Copie à :
– Monsieur Edouard Philippe, 1er Ministre,
– Monsieur Nicolas Hulot, Ministre d’État, Ministre de la Transition écologique et solidaire.

Objet : Mobilités de l’agglomération stéphanoise

Madame la Ministre

Conjointement au démarrage des assises de la mobilité, vous avez souhaité rencontrer les parlementaires et quelques élus de St Etienne Métropole pour évoquer l’A45 et les liaisons quotidiennes entre St-Etienne et Lyon.

Ayant entendu vos ambitions affichées de réorientation des politiques de mobilité en accord avec les orientations de Monsieur le Président de la République exprimées le 1er juillet à Rennes, je comprend que vous souhaitez des projets réellement utiles, moins coûteux et efficaces pour les mobilités du quotidien. C’est pourquoi, je vous transmet un ensemble de propositions pour notre Métropole et sa voisine lyonnaise.

Le gouvernement précédent s’était engagé à co-financer le coûteux projet d’A45 aux cotés des collectivités locales et d’un concessionnaire. Ce projet n’ayant aucun débouché sur l’agglomération stéphanoise et à fortiori lyonnaise, notamment aux heures de pointe, vous prendrez sans doute la décision qui s’impose. Néanmoins, il serait regrettable que votre gouvernement se désengage de la mobilité du quotidien à St Etienne Métropole et plus globalement dans cette partie d’Auvergne Rhône-Alpes.

St-Etienne Métropole est fortement marquée par les déplacements automobiles. Lors de la dernière vague d’enquêtes ménages, elle était la seule métropole de la Région dont le trafic automobile progressait. Depuis, peu de choses ont changé, et, force est de constater que les élus n’ont pas pris la mesure du problème. A ce jour, la révision du Plan de Déplacements Urbains n’a toujours pas eu lieu et, le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal n’est toujours pas sur les rails. En dehors du SCOT, notre agglomération n’a donc aucun document de planification qui permettrait de proposer une réduction des effets des transports et de l’urbanisation sur le réchauffement climatique. Pourtant les projets existent.

Dans un avenir lointain, deux projets de liaisons rapides entre St-Etienne et Lyon sont proposés par des industriels ou des ingénieurs : l’Hyperloop et le Supraways. Ils pourraient permettre des débouchés technologiques pour l’industrie mécanique locale.

Dans un avenir plus proche et plus concret, je comprends que, lors du sommet franco-italien, le Président de la République a réaffirmé l’importance de la réalisation du contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise. Ce projet est vital pour le trafic international de fret et de voyageurs. Pour Saint-Etienne, il permettrait de raccorder l’étoile ferroviaire stéphanoise aux autres agglomérations de Rhône-Alpes. Le Conseil Local de Développement de St Etienne Métropole a fréquemment rapporté l’importance de ce dossier pour l’ensemble d’Auvergne-Rhône-Alpes.

D’autres améliorations assez simples sont possibles pour le réseau ferré de l’étoile stéphanoise pour répondre aux besoins des mobilités quotidiennes.

Vous devez savoir que la mobilité TER de notre région est en progression constante depuis plus de 15 ans. Elle est sans doute dopée par des modernisations successives et des conditions tarifaires très attractives. L’abonnement mensuel illimité pour la liaison ferroviaire St-Etienne-Lyon et les 2 réseaux de transports en commun de St-Etienne et de Lyon, coûte 144 Euros. Si l’on prend en compte la couverture de la moitié de ce prix par l’employeur, la journée de transports Saint-Etienne-Lyon coûte à peine plus de 2 Euros.

La quasi-totalité de la voie ferrée entre St-Etienne et Lyon a été renouvelée au cours des 15 dernières années. Des installations de sécurité ont été réalisées. L’électrification a permis de connecter Firminy et la Vallée de l’Ondaine à St-Etienne, Lyon et Ambérieu. La réalisation des quelques derniers aménagements doit être notre priorité, comme par exemple la nouvelle voie L à la gare de Lyon Part-Dieu.
Cette infrastructure ferroviaire supporte plus de 60 liaisons quotidiennes et la capacité peut être augmenter avec l’emploi de trains plus grands.

Une réflexion pourrait être engagée et concrétisée sur la connexion de St-Etienne et de la Plaine du Forez au Nord de notre agglomération en utilisant les infrastructures ferroviaires. Cette liaison pourrait utiliser les voies existantes et desservir ensuite l’ensemble de la Plaine du Forez par une étoile de bus urbains au départ d’Andrézieux-Bouthéon.

La récente décision de déclassement de l’A6-A7 au droit de la Ville de Lyon ouvre de nouvelles perspectives. La création d’une ligne de transports en commun sur cet axe permettra une liaison rapide entre le centre et sud de l’agglomération lyonnaise. Il faut envisager sa connexion sur une gare proche, par exemple St-Fons sur la ligne St-Etienne-Lyon mais aussi Avignon-Valence-Vienne-Lyon.
A l’exemple de ce qui a été réalisé à la gare d’Oullins ou à la gare de Vénissieux, on offrirait aux usagers du quotidien, la possibilité de descendre de leur TER en amont de Part Dieu pour prendre un transport en commun plus rapide et plus direct en évitant les ralentissements du nœud ferroviaire lyonnais saturé.

Evidemment, ces améliorations doivent se faire conjointement à une mise aux normes du réseau routier existant notamment pour l’isolation phonique des riverains, la récupération des eaux pluviales et la réalisation de bandes d’arrêt d’urgence là où il en manque.

Il est temps que St-Etienne Métropole s’engage dans la transition écologique et réponde aux demandes des usagers quotidiens des transports. Nous avons besoin du soutien politique, technique et financier de votre gouvernement pour réaliser nos projets d’avenir.

Dans l’attente de vos décisions, je vous prie de croire, Madame la Ministre, en l’expression de ma considération.

Olivier Longeon
Conseiller Municipal de St-Etienne
Conseiller de St-Etienne Métropole

Entrée en vigueur du Traité CETA avec le Canada : Danger ! Un traité de libre-échange nocif pour la santé et le climat

Jeudi 21 septembre est entré en vigueur le traité très contreversé de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada, le CETA. Il rend désormais possible l’importation :
– d’hydrocarbures polluants bientôt interdits de production en France ;
– des produits agricoles contenant antibiotiques, pesticides, OGM… les normes canadiennes sont moins exigeantes qu’en Europe voire inexistantes !

Il s’exonère de toute action allant dans le sens des accords de Paris sur le climat.

Son efficacité économique est contestée

Mobilisons nous pour demander son abandon !

Ce jeudi 21 septembre entrait en vigueur le CETA. Mobilisons nous pour éclairer les parlementaires qui décideront, dans quelques mois, de la ratification ou non de cet accord. Les écologistes, les associations de protection de la nature et de l’environnement, les syndicats, et bien d’autres organisations de la société civile le disent depuis longtemps : l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Europe est nuisible pour notre santé et celle de notre planète.

Alors que les experts économiques estiment « hasardeux » le bénéfice économique de l’accord. Ces doutes sont également renforcés par le contenu du rapport des experts indépendants rendu public quelques jours avant cette entrée en vigeur. Ce rapport, dont l’initiative revient à Emmanuel Macron, confirme les risques annoncés du CETA.

​Le CETA est nuisible pour notre santé et celle de notre planète car il nivelle par le bas les normes environnementales en remettant en cause le principe de précaution. Il préconise l’importation d’hydrocarbures extrêmement polluant comme les sables bitumineux, alors même que la France est en passe d’adopter le premier projet au monde d’interdiction d’exploitation d’hydrocarbures sur son territoire… tout un symbole !

Alors que les états généraux de l’agriculture battent leur plein et ambitionnent de créer les conditions pour repenser le modèle alimentaire et donc agricole français ; l’accord nuit gravement à l’agriculture française et particulièrement aux éleveurs, ainsi qu’aux consommateurs aspirant à plus de qualité, de traçabilité des produits locaux et bio. Par exemple, l’accord permet d’importer plus de produits agricoles canadiens contenant antibiotiques, OGM, pesticides… Préparons nous a voir dans les rayons de nos superettes du bœuf canadien, potentiellement élevé aux activateurs de croissances, oubliant le bien être animal et sans la certitudes de la non utilisation de farines animales… ça vous rappelle quelques choses peut être ?

Concernant le climat, l’alerte des experts indépendants est très clair : Le CETA n’est pas compatible avec les accords de Paris car le climat est le grand absent de cet accord ! A l’heure où le défi climatique est une priorité sur toutes les lèvres, il serait inconcevable que la politique commerciale s’exonère de faire sa part.

L’entrer en vigueur provisoire n’est pas une surprise. C’est maintenant aux parlementaires de rester cohérents avec les ambitions de transition écologique et solidaire de la France en votant non à cet accord dans quelques mois.

Mobilisons nous auprès de nos députés pour leur faire abandonner ce traité !

Olivier Longeon, Conseiller métropolitaine de St-Etienne

J’ai signé l’appel Zéro Waste France // Déclaration // 27 mai 2017

Inspiré par les actions ambitieuses et fructueuses menées par Zero Waste Europe et 15 groupes locaux Zero Waste en Europe, le Cniid lance Zero Waste France et appelle tous ceux qui le souhaitent à se joindre à cette démarche prônant la sobriété et l’efficacité dans l’utilisation de nos ressources, et la réduction du gaspillage et des déchets par l’éco-conception, la consommation responsable, le réemploi et la valorisation matière. La création du mouvement Zero Waste France est une véritable opportunité de tirer le meilleur de toutes les expériences innovantes qui ont contribué, en France comme à l’étranger, à alléger la pression sur nos écosystèmes, à réduire nos déchets et à créer de formidables dynamiques sociales et économiques locales.

Nos modes de production et de consommation linéaires ne sont plus viables. Il est donc temps d’opérer ensemble un changement de paradigme, en allant bien au-delà de l’objectif européen actuel de devenir une société du recyclage, pour se donner pour ambition de parvenir à une société Zero Waste.

Par leur action, les pionniers du mouvement Zero Waste ont déjà permis dans certaines collectivités de réduire jusqu’à 80% les déchets résiduels, de maximiser le recyclage et la valorisation organique et de développer des emplois locaux dans la réparation et le réemploi, sans surcoût pour la collectivité.

Car ces changements ne se feront pas sans l’implication du plus grand nombre, toutes les forces vives de la société sont appelées à prendre part au mouvement. Citoyens, associations, collectivités et administration, élu(e)s et entreprises, nous avons chacun notre rôle à jouer dans la mise en œuvre d’une société Zero Waste, économiquement et écologiquement viable, et socialement innovante.

Olivier Longeon, Conseiller municipal et métropolitain de St-Etienne

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