Conseil métropolitain du 17 décembre 2025 – Communiqué – 18 décembre 2025

Les écologistes ont assisté, enfin, si nous osons le dire, à la clarification de la gouvernance de notre collectivité. Il aura fallu une décision de justice pour qu’un président en pseudo “ retrait total “ disparaisse des couloirs qu’il hantait encore. Et de cela on ne peut qu’en féliciter la justice française. 

La personne qui a repris la présidence, va enfin pouvoir officier sans une “ tutelle “ qui entravait le bon fonctionnement de notre institution, disait-elle.

St-Étienne Métropole a donc une présidente de plein exercice, osons le terme. Mais la gouvernance de l’assemblée est ainsi faite que les écologistes n’ont à aucun moment été consultés ou informés des tractations ou négociations qui ont présidé à la nouvelle distribution des rôles au sein de l’exécutif.

Les forces en présence au sein de l’exécutif se sont affrontées. Le résultat de cet affrontement : une nouvelle distribution des postes et des délégations à l’aulne de choix partisans et finalement très politiques.

La droite maintient son emprise sur la Métropole. Et tente de se mettre en ordre de marche pour préparer les élections de mars prochain.

Les écologistes auraient préféré, à la veille des élections, que l’exécutif métropolitain s’essaie à donner à toutes et tous les élu·es de la métropole la possibilité de se prononcer en toute connaissance de cause. Le 17 décembre, dans la précipitation et un peu d’improvisation, on a distribué des cartes sans changer les règles du jeu.

Les travaux de la Mission d’Information et d’Évaluation ont confirmé la mise en place d’un fonctionnement hyper centralisé qui a conduit à des dérives honteuses.  Cette mission qui a été conduite de manière pluraliste l’année dernière préconisait que la collégialité soit de règle et que la concertation la facilite.

Les écologistes réitèrent leurs demandes de plus de transparence dans la gestion de la métropole. Ils demandent aussi que chaque politique soit définie en lui fixant des objectifs et qu’elle soit pourvue des indicateurs nécessaires pour en réaliser une évaluation qualitative et quantitative.

Enfin, et les écologistes insistent sur ce point, ils demandent à ce que les arbitrages budgétaires se fassent en anticipant les effets des décisions. Sur les finances, certes, mais aussi sur le climat, comme l’y invite l’urgence du dérèglement climatique et comme cela doit être évalué dans l’annexe devenue obligatoire du compte financier unique, mais aussi au plan social et environnemental.

Des outils existent et doivent impérativement être utilisés. Il faut connaître pour arbitrer et ensuite planifier. L’école des mines de St Etienne peut comme elle le fait déjà par ailleurs nous aider dans ce domaine, comme d’autres acteurs de la recherche de ce territoire.

Le vote laborieux qui a validé le nouvel exécutif de la métropole ne donne aucune garantie dans ce domaine.

Les conseillers métropolitains du groupe le temps de l’écologie

Germain Collombet, Jean Duverger, Olivier Longeon, Julie Tokhi

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